Affichage des articles dont le libellé est chronique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est chronique. Afficher tous les articles

mardi 18 mars 2014

Chronique : Man Size - Man Size

Man size - Man Size - Jeudis du rock/Believe

Après avoir œuvré en tant que clavier, guitariste et machiniste au sein du groupe [Camera], le toulousain touche à tout Arnaud Massé déboule avec Man Size son nouveau projet solo.

Félin et crasseux, Man-Size est un road trip garage rock futuriste de 10 titres sur les chapeaux de roues ! 
Libre de toute contrainte artistique, l'artiste s'en donne à cœur joie mêlant guitares puissantes, beats synthétiques et chant saturé pour un album énergique qui cogne là ou il faut sans jamais tomber dans l’excès ou l'ennui.

On pense à Soulwax sur "Don't you know". "Old Machine Blues" semble tout droit sorti de la cuisse d'un Blues Explosion Next Gen' et "Tcikitcha"a tout d'une bombe electropunk.

Sortez les griffes, Man Size envoie du lourd et ça fait un bien énorme !

O.


vendredi 14 mars 2014

Chronique : My Secretary : Blue jungle

My Secretary : Blue Jungle - Maïzena Records

Après un premier album sorti en 2012 (Fools Secrets), le quatuor Niortais My Secretary revient avec "Blue jungle" leur nouvel EP.

Œuvrant dans le registre musical rock New wave, "Blue Jungle" c'est 6 titres appliqués aux mélodies bien foutues. Ici les codes de la musique chère à Robert Smith ne semblent plus avoir de secret pour ces fans des années 80 et le résultat final fait ressortir de jolies compositions maitrisées de bout en bout.

Ça danse au début (Pilot), ça s’assombrit par la suite (Vitamin), Bloc Party ou encore Interpol ne sont jamais trés loin. Mention spéciale au puissant et addictif "Peer and the sun" en ouverture qui a tout d'un véritable hit.

Avec Blue Jungle, My Secretary signe un encourageant EP. A suivre.


jeudi 27 février 2014

Chronique : The black boys on moped



Black Boys on moped - Black boys on moped - autoproduit (28/02/2014)


Une guitare qui fuzz, une batterie qui tabasse ainsi va Black Boys on Moped, jeune duo rennais rock garage qui, histoire de changer des habitudes, a décidé de sortir ce mois ci ses premières compositions sur K7. 

Au programme, cinq titres rock'n'roll aux mélodies blues et chant saturé ! Trés proche musicalement des Belges de Black Boys Revelation, le duo aime s'amuser avec les genres mêlant à leur musique énergique une agréable petite touche de psychédélisme.

Ça sent  bon les stooges par moment, c'est reprend la melodie d'Hey Jude, bref ça s'amuse et ça  perpétue d'une belle manière l’héritage Rock rennais.

A écouter le niveau sonore à 11.


Bandcamp
O.

mardi 25 février 2014

Chronique : Parc - Les envies


Parc – Les Envies – A quick one Records.

Ce n’est plus un secret pour personne la pop made in France fait son grand retour et  Parc, jeune quartet demi-finaliste 2013 des Inrocks lab, ne déroge pas à la règle.
Sorti fin d’année dernière « Les envies » c’est quatre titres aux guitares claires et lignes de basses légères. Une popmusic dans son temps, élégante et faussement simpliste qui donne aux compositions du groupe une certaine fraicheur.  

Un premier coup qui reste agréable dans l’ensemble, reste à voir ce que ces quatre-là peuvent donner sur un format plus long. De la musique de jeune homme chic qu’on appréciera avec le retour du printemps.

O.

Écouter Parc

mardi 18 février 2014

Chronique : Florent Marchet - Bambi Galaxy

Florent Marchet - Bambi Galaxy - Pias

Finie la tranquillité des stations de ski assis sur des peaux de bêtes, Florent Marchet, le cheveu compliqué et le regard tourné vers l’espace a décidé d’en découdre avec l’Humanité. Bambi Galaxy est le journal de bord d’un ex terrien en détresse.

Ouverture instrumentale en guise de générique, ce nouvel opus s’annonce d’entrée comme un concept album. Une odyssée spatiale en 12 étapes dans laquelle l’artiste trace un constat amer sur la vie d’aujourd’hui. Un dégout certain sur l’homme et son égoïsme s’interrogeant sur un combat qui s’annonce perdu d’avance face à la nature humaine avec pour seul choix l’exil vers des constellations plus clémentes.

Paroles à faire froid dans le dos, electropop habilement kitsch et sans faux pas, Bambi Galaxie est le genre d’odyssée spatiale à écouter dans sa totalité pour en récolter toute l’énergie. Basses claquantes, arpèges efficaces, chœurs appliqués on pense à Polnareff ou encore Tellier. Une sorte de rencontre improbable entre Daft punk époque discovery et Alain Souchon. C’est tendu dans les textes, spatiale dans les mélodies, on navigue entre impuissance et énergie, c’est triste et beau à la fois.

A coup sur cet ovni musicale proposé par Florent Marchet ne laissera pas son auditorium indiffèrent. Un conseil, embarquez vite avec lui avant qu’il ne soit trop tard !

O.


samedi 8 février 2014

Chronique : Dog Bless You - Friends Becoming Ghosts

Dog Bless you : Friends becoming Ghosts - Chez Kitokat (2013)

« Ghosts & Friends » était rien d’autre que le fruit des fantômes qui hantaient les nuits de Samuel Ricciuti alias Dog Bless You. Avec « Friends Becoming Ghosts » le producteur et patron du label Chez Kitokat entrouvre la porte de ses rêves les plus hanter pour y inviter quelques amis.

Il faut bien l’avouer, le remix est un exercice délicat, jamais facile, surtout quand on s’attaque à des titres d’une qualité certaine comme pouvant en jouir « Ghosts & Friends » l’album original sur lequel repose « Friends Becoming Ghosts». Pourtant à ce petit jeu force est de constater que chaque artiste présent sur ce nouvel album s’en tire avec les lauriers. 

Sorti en toute fin d’année 2013, « Friends Becoming Ghost » c’est 14 titres de hautes volées oscillants entre trip hop, folk, indie hip hop et electro. Un album revu et corrigé par la crème locale et Luxembourgeoise en matière de musique électronique (Mwte, artaban, Mr Bios, Shizuka, loose bady parts…) et qui vaut par sa diversité. On pense parfois à David Holmes, Mogwai, Massive Attack, Boards of Canada bref à une multitude de références qui offrent à cette nouvelle lecture une véritable originalité à laquelle on ne peut qu’adhérer.

Agrémenté de trois tires en supplément, dont un remix pour Chapelier fou, « Friends becoming ghosts » donne une deuxième vie à un premier album n’ayant pas bénéficié de la reconnaissance qu’il aurait mérité à sa sortie. Ainsi soit-il, Dog bless you et ses « friends » n’ont rien à envier à certains producteurs actuels souvent surcotés. Longue vie à Dog Bless you, longue vie à Kitokat.

O.


lundi 20 janvier 2014

Chronique : Saint Michel - Making Love & Climbing

Saint Michel - Making Love & Climbing



Saint Michel est un duo versaillais formé par Philippe et Emile, deux musiciens réunis par la musique et l’envie d’offrir au monde une pop sentimentale et mélancolique. « Making Love & Climbing » est leur premier long format. 


Natif de la ville qui a vu naitre AIR et Phoenix, il était naturel que les deux comparses s’orientent vers une musique synthétique. Cependant, marcher dans le sillon de ses illustres ainées est loin d’être chose facile si on ne possède pas les armes mélodiques nécessaires. Et dans ce registre-là, il faut bien admettre que le duo s’en sort avec les honneurs, l’apport d’Alex Gopher à la production n’y étant sans doute pas indifférent.

Un album de treize titres qu’on se plait à redécouvrir au fur et à mesure que les mélodies s’enchainent. Une synth pop rafraichissante ou plane la cool attitude des single Katherine et I love Japan sortis il y a quelques temps. Souvent pareil mais toujours différent, l’apogée de l’album arrivant avec « Ceci n’est pas une chanson », hit en puissance porté par une nonchalance un peu foutraque, des saxos 80's et un chorus horriblement addictif.

Avec « Making love & Climbing » Saint Michel livre une jolie galette séduisante et maitrisée de bout en bout. La carte de visite parfaite pour tous les amateurs du genre.

O.

mardi 17 décembre 2013

Chronique : Entreprise : Année 1 (Une compilation)


Entreprise : Année 1 (une compilation) - Les disques Entreprises

Alors que 2012 nous l’avait laissé sous-entendre, 2013 signe le grand retour de la pop made in France sur le devant du paysage musical hexagonale. C’est aussi cette année qu’a choisi le label Entreprise pour sortir de l’ombre.

Misant sur le choix du 100% Français, Entreprise (ou la division francophone de la maison de disque 3rd) renoue avec l'âge d'or de la musique française. Année 1 est leur première compilation.

Dans l’organigramme, on y trouve « the Next big thing » Moodoïd ou encore le très sucré Fréderic Lafayette. On adore la fraicheur de Superets, la surf pop nonchalante de Juniore et la profondeur d’artistes tels que Jérôme Echenoz ou Blind Digital Citizen. L’âme des grands n’est pas loin et on pense naturellement à Polnareff, Christophe, Daho ou encore Sébastien Tellier.

Musicalement ça file dans tous les sens (French touch, italo disco, pop, new wave…) mais toujours avec une réelle maitrise dans l’art et la manière de l’arrangement le tout guidé par l’amour, thème récurrent des 10 titres qui composent la compilation, qu’il soit platonique, érotique ou encore brulant à faire rougir le grand Serge.

Alors que le monde économique est en plein chaos, Entreprise semble ne pas connaitre la crise.
Année 1 est plus que réussi et on en regretterait presque que ce dernier ne bénéficie pas d’un support physique.

Risquons le délit d’initié, Entreprise, achetez-en maintenant, demain le prix de l’action aura triplée !

Ecouter la compilation.

O.

jeudi 12 décembre 2013

Chronique : You Freud Me jane - Five Sex Events


You Freud Me Jane - Five Sex Events -Les disques du hangar 221

Pour le cinéphile averti (que je ne suis pas), « You freud me Jane » est une réplique du film d’Hitchcock « Pas de printemps pour Marnie». Pour le mélomane (que je pense être) c’est le nom d’un trio rock noise Nancéien dont « Five Sex Events » est le premier Ep.

Sorti vinyle, label havrais indé, pochette appliquée et discrétion qu’on imagine volontaire, You freud Me Jane fait partie des groupes à qui on ne la fait pas. Discret et préférant sans aucun doute qu’on les découvre à travers leur musique ces trois-là n’en sont pourtant pas à leurs premiers essais ! Bâti sur les cendres de groupes tels qu’Agostino, for My Hibrid ou encore Beeswax, You Freud me Jane continue une route dont les pavés ont été posés par eux-mêmes et rallume un noise rock dont la flamme n’a pourtant jamais cessé de faiblir.

Allumer, le mot est lâché et d’ailleurs si l’album porte le nom de « Five Sex Events » ce n’est pas non plus pour rien ! Ici il est question de naked ladies au regard mutin, de danse lascive et des titres tels que « Dry of me » ou des râles de petite mort tel que « Daï, Daï, Daï » semblent on ne peut plus explicite. Musicalement dans la veine de Jesus Lizard, le trio envoi du lourd, guitares bruyantes, basses profondes et batterie survoltée en marque de fabrique.

Empruntant leur nom à Hitch « cock », You Freud me Jane se veut-il un remède thérapeutique aux accros du Sexe ? Allez savoir et à vrai dire on s’en fou un peu ! C’est surtout trois tarzans survoltés qui persévèrent dans ce qu’ils aiment un rock bruyant et boosté aux testostérones !

O.

mardi 3 décembre 2013

Chronique : Twin Pricks - This might be the last time that you’ll hear of us



Twin Pricks - This might be the last time that you’ll hear of us

Twin Pricks est le projet musical commun de Geoffrey Lolli (Doc Geo), Florian Schall, (dont les noms de scènes méritent une chronique à eux seuls) et deux membres de No Drum No Moog.

Après 2 Ep et 4 années d’hésitations entre l’envie de continuer et celle d’arrêter, le groupe sort ce mois-ci leur premier long format répondant au nom imprononçable de « This might be the last time that you’ll hear of us ».

Qu’on se le dise, Twin Pricks n’a de David Lynch qu’un nom au jeu de mot bancal et un premier album annoncé comme le dernier dont l’idée plairait certainement au réalisateur américain. Attention, amateur d’ambiance étrange, de nains et d’histoires complexes passe ton chemin « This might be the last time that you’ll hear of us » tend plutôt vers l’opposé.

Un album de dix chansons à l’écriture spontanée et libre de toute pression. Sans contrainte le quatuor flirte avec facilité dans les répertoires du rock indé, de la folk et même de l’électro. Une liberté de mouvements dans l’écriture offre une musique variée qui ne tombe jamais dans l’ennui.

Certes, les mauvaises langues relèveront la légèreté de certains arrangements, mais l’honnêteté saisissable offert par le quatuor fait rapidement passer ses petits défauts en deuxième plan et donne à l’ensemble de l’album un côté « do it yourself » plutôt sympathique et attachant.

Il était temps pour Twin Pricks de définitivement s’installer dans le paysage musical Lorrain.
C’est désormais chose faite, pourvu que ça dure.

O.

vendredi 29 novembre 2013

Chronique : Robert polson - Under the Douglas Firs

Robert polson - Under the Douglas Firs

Robert Polson est un groupe de rock présent sur la scène Nancéenne depuis plusieurs années. Après plusieurs formation, le groupe a semble-t’il enfin trouvé son trio définitif. Une fille et deux garçons, trois possibilités pour faire du rock, « Under the The Douglas firs » est leur premier album.

Loin des chichis électroniques et autre MAO parasite, Robert Polson est un groupe à l’ancienne. Maitrisant les rouages de la musique a succès des 70's aux 90's, «  Under the douglas Firs » c’est 7 titres (dont 2 de plus de 6 minutes), ou se mêle dans une cacophonie complétement maitrisée naïveté mods, nihilisme grunge, efficacité stoner et envolé psychée.

Dans l’ensemble très proche de rock californien on pense à Grand Funk Railroad dont le groupe ne cache pas l’influence ou encore les actuels canadiens de Black Mountain. On apprécie les différents axes que prennent certains titres démontrant une réelle maitrise dans l’art et la manière de tripoter batterie, basse et guitare.

Un album fluide, varié et efficace de bout en bout et dont le chant interprété par l’ensemble du groupe, ce qui mérite d’être souligné, apporte un agréable coté de renouveau.

Dans les 70’s on aurait appelé ça du Hard rock, aujourd’hui on appelle ça du rock. Robet Polson ne révolutionnera pas la musique mais, à l’image de son homonyme stéroïdé du roman fight club, devrait en calmer plus d’un. Les amateurs du genre apprécieront.

O.


mardi 5 novembre 2013

Chronique : Burning House - Walking into a Burning House

Burning House - Walking into a Burning House - Naïve/Attitude (23 Septembre 2013)

Burning House c'est Chief Xcel  de Blackalicious et Hervé Salters de General Elektricks. Deux musiciens qui semblent s'être arrêtés dans le temps.

A l'image de la pochette de l'album, telles deux autruches la tête dans le sable, le duo a choisi de planter la leur dans deux boites en carton pour, on imagine, se consacrer pleinement à leur musique loin de tout parasite.

Pas moins de 14 titres qui ne baissent jamais de régime. Ça pioche un peu partout avec une facilité bluffante et un savoir faire unique dans l’écriture éfficace et couillue. Veritable ovni musicale, "Walking into a burning house" est Funk, Groove, Jazz, hip hop.... tellement référencé, qu'il devient inutile d'essayer de le caser dans un style. (Et à vrai dire on s'en fou)

On pense à Prince époque Rainbow Children, au P-Funk de Georges Clinton, Herbaliser, The Roots et quand le groupe part jazz ça devient du pur délire de trompette et de beats  jouissifs à tel point qu'il est quasiment impossible, même pour les plus réticents, de ne pas hocher la tête. 

Ayant pris le temps de germer pendant plusieurs années,"Walking into à burning house" est une véritable surprise explosive et maitrisée de bout en bout. Passer à coté serait de la pure folie, un des albums de 2013.

Clips / Facebook

O