Affichage des articles dont le libellé est photos concert. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est photos concert. Afficher tous les articles

mardi 25 juin 2013

Jardin du Michel 2013 : Live report.



Du 31 mai au 02 juin, à Bulligny, petit village de 500 âmes au cœur de la Lorraine se déroulait le neuvième festival du Jardin du Michel. Neuvième années déjà pour celui qu'ici tout le monde appelle le JDM et pourtant première participation pour Electrophone.

Un an plus tôt nous avions raté la venue de Cypress Hill, il était clair que nous ne passerions pas à coté de cette nouvelle édition. En plus, il faut bien avouer que pour cette année, le Michel et toute son équipe avaient une fois encore mis les petits plats dans les grands avec un line up des plus intéressants mélangeant hip hop, electro, chanson française, delta blues, math rock... bref, du pur éclectisme et qui plus est de grande qualité.

A défaut d'avoir pu participer aux 3 journées, nous avons décidé d'en être le samedi (IAM, Vitalic, Capture) et le dimanche (Hoboken Division, Jesus Christ Fashion Barbe, Archive).

Samedi 01 Juin :

Nous arrivons sur les lieux vers 19h00. Après un vendredi pluvieux le soleil semble enfin s'être décidé de s'inviter à la fête pour le plus grand plaisir des 7000 festivaliers présents sur le site.

On fonce sur la petite scène pour assister au concert de Capture. C'est dingue mais plus je vois le quatuor Nancéien jouer et plus j'en prend plein la face. La prestation est nickel, Alex et sa bande s’éclatent poussant le vice à jouer une reprise  de Corona (The rythm of the night). Ils finiront avec le désormais classique mais non moins efficace 'We rise we sink'.
Chapeau bas !

 
Le concert terminé, on déambule dans les travers du festival, l'ambiance est bon enfant. On croise rockers tatoués, étudiant au déguisement phallique et hypster aux bottes de chasse. On boit quelques bières. Dans le fond résonne le reggae efficace de Groundation,  on s'installe pour Juveniles où la dernière sensation venue de Rennes.

Le show est bien foutu pour un groupe propulsé sur le devant de la scène electro pop par toute la presse branchée en moins de temps qu'il en faut pour le dire. Juveniles a quelques chose qui leur est propre, un son, une ambiance, un charisme certain. Et même si ce n'est pas l'extase sur scène au final ça reste une agréable prestation sérieuse et propre.



Il est à peu prêt 22h00 et la grande scène est blindée pour ce qui est un des gros moments du festival. Toujours en activité, les papys du hip hop, IAM, entrent sur scène. Hystérie dés les premiers scratchs, le groupe balance du pure son. Pour tout vous avouer, j'avais un peu laisser IAM de côté depuis une bonne paire d'années, mais force est de constater que les marseillais en ont encore sous leurs baskets. On a droit à une grosse partie issue de "l'école du micro d'argent"  et d'"Arts Martiens", les classiques tels que "Bad Boy de Marseille", "Petit frère", "la Saga" font mouche, mention spéciale à "Je danse le Mia"  tombant à point nommé pour retourner le public dans une ambiance discothèque 80's géante. Concours de danse improvisé obligatoire !

Les marseillais finiront  avec "Demain c'est loin"  50% à cappella, 50% musicale.
Énorme ! (putaing con) 



La nuit est désormais tombée on file jeter un coup d’œil rapide à Carbon Airways. Ça envoie du bois, mon jean slim tremble sur mes cuisses au son des beat tonitruants balancés par le duo. Un peu trop répétitif selon moi mais le groupe est très jeune on leur passera cette débauche d'énergie. Les défauts d'aujourd'hui seront les qualités de demain.



Minuit passé, ça tabasse dur sur la grande scène. Vitalic et son spectacle tout en lumière renverse le JDM. Le dijonnais possède la clef pour vous faire bouger "la rock 01", "My friend Dario", "Next i'm ready" tout y est ! "Rave age" assuré, contrat rempli !



Dimanche 02 Juin

Retour à Bulligny, il doit être à peu de chose prêt 16h00. Les valises sous les yeux des 4000 campeurs semblent encore plus lourdes à porter que la veille, mais l'ambiance n'a pas changé et le soleil est au rendez vous ! Certains dorment encore, d'autres se réveillent seulement.



On file jeter un coup d'oeil à Mutiny on the bounty. C'est pas vraiment ma came mais il faut bien admettre que le quatuor a de la technique.

Notre premier concert de la journée sera celui d'Hoboken Division. Ok, il n'est jamais facile de parler objectivement d'un groupe quand ces derniers étaient le week end d'avant dans Électrophone mais peu importe. Si on a décidé de vous parler du duo c'est avant tout car leur musique est bonne et que leur live est à la hauteur !
Sur scène , il y a une complicité certaine entre les deux musiciens.Toujours égaux à eux même, les guitares bluesy de Mathieu mêlées au chant suave et brut de Marie impressionnent.
La prestation va crescendo,  Sugardaddy en clôture, Bravo !



Le concert terminé on déambule dans le champ détrempé. Il fait chaud, on s'hydrate et on papote avec un mec déguisé en plot d'avertissement routier (!?!). On passe au merchandising, un tour aux toilettes sèches et le concert Lo-folk'n'roll de Jesus Christ Fashion barbe commence. Leur live est efficace, les chansons addictives, quelques nouveautés, un bon moment. 


La fatigue de deux jours de festival commence à se faire sentir mais on s'est fixé de rester jusqu’à Archive.

On regarde la musique déstructuré de Superpoze. Le jeune homme est doué et plein d’énergie. Intéressant dans l'ensemble mais peut être un poil trop le nez sur ses machines ce qui ne lui permet pas un réel échange avec le public.



Superpoze terminé, mes jambes sont lourdes et ma colonne vertébrale est raide comme un manche à balai. Je n'ai malheureusement plus 20 ans et surtout je travaille le lendemain. On décide  de quitter les lieux durant le concert d'Archive. Malheureusement on n'en a pas assez vu pour vous en parler mais on devrait recroiser la route des Londoniens prochainement.

Sur le chemin du retour tout le monde a la banane en se disant vivement l'année prochaine.
Longue vie au JDM

O.
(Crédits Photos Electrophone/Ground Major Tom)
Quelques photos supplémentaires ?


samedi 19 novembre 2011

Musiques Volantes : Live report de la soirée de clôture.

Samedi 12 Novembre : Les Trinitaires - Metz  

Sobrement illuminé de néons colorés, l'ancien couvent des Trinitaires a décidé ce soir encore de rompre son vœu de silence pour laisser place aux hurlements et autres bidouillages sonores des groupes aussi  divers que variés tels The Chap, Marie Madeleine, Afrikan Boy ou encore Hoquets. 

Avec Damien on arrive tard à la soirée et malheureusement on rate de peu la prestation d' Hocquets qui, parait- il, valait son pesant de moules frites.

On prend un verre et on se pointe juste à temps pour assister au live d'Etienne Jaumet. Accompagné du guitariste Richard Pinhas, précurseur en matière de musiques électroniques et leader d'Heldon, le live est assez expérimental.


Posées sur de puissants beats, les envolées  de guitares criardes mélangées  aux hurlements de saxo et autres montées synthétiques tiennent le public en attention le tout avec une maîtrise parfaite. Le show est intéressant mais au final un brin trop pointu à mon goût.

Fin du concert, on file jeter un coup d’œil intéressé à Olushola Ajose AKA Afrikan Boy. Le cloître est plein à craquer et la prestation du jeune Nigerian est bonne. Le public a chaud, Afrikan Boy se retrouve torse nu, ça grime dans tous les sens.

On remonte se promener doucement dans les couloirs sans fin des Trinitaires. A gauche, l’accès à l'installation Cliquetis est complète, à droite  la soirée Mini Silent Disco refoule du monde...tant pis on regardera les danseurs casqués danser via l'écran géant placé pour l'occasion.

On traverse la cour pour la 5ème fois en moins d'une heure pour aller voir The Chap.


Les anglais donnent dans une pop efficace et sympa à l'image de leur production. Le live est frais, le groupe prend du plaisir et le partage sans compter avec un public acquis à leur cause. Cependant, on regrettera l'arrêt brutal du show avec (apparemment) une incompréhension totale de la part du groupe (semble t-il à la demande de l'organisation.)

On retraverse la cour pour retourner au cloître assister au DJ Set d'un Uproot Andy un peu mou. La sauce a du mal à prendre, la piste est quasi déserte.

La soirée se termine avec Juan Mac Lean qui transforme à coup de vinyles  le cloître en véritable dancefloor.

Après 10 jours tambour battant à rythmer la vie nocturne messine, la 16ème édition du Festival des Musiques Volantes s’éteint petit à petit sous les assauts de grosses caisses et de clappements de mains. Il est 2h30 du mat, on lève le camp, rendez-vous l'année prochaine.

Plus de photos de Damien

O.

vendredi 14 octobre 2011

Electrophone a rencontré Yuksek



De passage à l’Autre Canal, Yuksek, en formation groupe, livrait pour le Nancy Jazz Pulsations un show électro pop d’une  forte intensité devant un public assurément envouté.
Electrophone a profité de l’occasion pour rencontrer le producteur Rémois qui compte, voici l’entretien.

Electrophone : En 2009 tu signes ton premier album « Away from the sea » et tu reviens en 2011 avec «  Living on the edge of time » que s’est-il passé durant ces deux années ?
 Yuksek : Il s’est passé un an et demi de tournée, la production de l’album des « Bewitched Hands » et un nouveau projet avec Stephen Fasano  ex membre d’Aeroplane (Peter and the magicians, ndlr).

E : Ton premier album t’a propulsé très vite dans les producteurs qui comptent, t’attendais-tu au succès de "Tonight" ?
Y : Je tournais avec  « Tonight » deux ans avant la sortie d’« Away from the sea ».  C’est un morceau qui marchait bien  mais que je ne le trouvais pas spécialement fédérateur.  Universal  l’a sorti comme premier single, j’ai été assez étonné de ce choix et du succès rencontré, sans réellement savoir pourquoi le morceau a très bien marché.

E : Remixeur, Producteur, Compositeur,  quelle casquette préfères tu ?
Y : Tout est un peu lié. Professionnellement, j’aimerais marcher dans les pas d’artistes tel que Marc Ronson qui produisent leurs musiques et celle des autres sans faire des tournées de 4 ans. Même si c’est un peu ce que je vis en ce moment, j’aimerais vraiment pérenniser le coté producteur pour avoir moins de pression sur mes disques et ainsi de pouvoir écrire la musique la plus honnête possible tout en essayant de rester novateur. Mes albums sont des  cartes de visites qui m’ont  permis de bosser pour d’autres artistes.  Ce que j’ai pu faire avec « Birdy Nam Nam » ou les « Bewitched » est complétement différent et au final je suis super content du résultat. En revanche, si demain on me demande de produire un album pour qu’il sonne comme du Yuksek, ça ne m’intéresse pas.

E : Tu prends  un virage pop avec la sortie de ton deuxième album, pourquoi ce choix ?
Y : Je ne voyais pas l’intérêt de refaire la même chose. Pour « Away from the sea » le dernier morceau que j’ai écrit et enregistré c’est «  So far away from the sea »  que j’avais fait avec les « Bewitched Hands » la veille du mastering. Si tu écoutes ce morceau aujourd’hui, tu t’aperçois  qu’il pourrait trouver sans problème sa place sur « Living on the edge of time ».
Les gens ne connaissent pas forcément la chronologie des morceaux dans l’élaboration d’un album. « Tonight » a plus de cinq ans alors que « So far away from the sea » en a à peine trois. Dans ma tête le virage pop était déjà fait à la fin de mon premier album.

 
E : Outre ce virage pop, ce qui change aussi sur cet album c’est que tu chantes ?
Y : Si tu aimes faire des chansons et que tu ne les chantes pas ce n’est pas très crédible et puis ça me permet de pouvoir défendre l’album en live. La production de l’album des « Bewitched Hands » m’a en quelque sorte ouvert les oreilles sur les voix et je n’avais pas spécialement envie de faire un album de featuring. J’aime beaucoup travailler les voix, dans mes choix de remix c’est toujours la voix  qui me fait décider de remixer un morceau ou non.

E : Après plusieurs années seul sur scène tu reviens en groupe c’est nouveau pour toi ?
Y : Je savais dès le début que je  ne défendrais pas « Living on the edge of time » tout seul. C’était une réelle envie. J’avais déjà chanté en groupe auparavant et ça me manquait vraiment. En plus je joue avec des amis et ça me permet d’avoir beaucoup moins de pression, je redécouvre cette ambiance de groupe et c’est le pied. J’ai tourné pendant 6 ans tout seul et je sentais que j’arrivais au bout de quelque chose. 

Merci à Yuksek et au NJP.

vendredi 7 octobre 2011

7 Questions à Mensch



Profitant de leur passage aux Trinitaires (Mtz) pour la release party de « No drum No moog », Electrophone est allé à la rencontre du duo Lyonnais « Mensch » juste avant leur départ pour le festival canadien « Pop Montréal »

Electrophone : Comment est né Mensch* ? 
Valérie : J’ai commencé en solo il y a 4 ans sous le nom de « Vale Poher ».  Pour mon deuxième album j’ai décidé de monter un groupe avec Karine et une batteuse. On a joué pendant un an sous cette formation puis la batteuse a quitté le groupe alors que nous avions un concert prévu un mois après. On a continué à deux,  on a remplacé la batterie par une boîte à rythme et on a fondé Mensch fin 2009.
Karine : J’ai connu Vale quand elle était en projet solo. J’ai intégré le groupe en tant que bassiste. Nous sommes une formation qui a à peine un an et demi. 

E : Comment définiriez-vous votre musique ?
V : Au départ on ne savait pas trop ce qu’on allait faire et maintenant on fait un peu ce qu’on peut.
K : Notre musique pourrait être considérée comme de l’électro Rock…
V : C’est la boîte à rythme qui souvent fait penser à de l’électro rock, mais les Béru aussi utilisaient une boîte à rythme et ce n’est pas forcément de l’électro. Disons que notre son c’est du Rock tout simplement

E : A quand l’album ?
V : Il est écrit, enregistré et actuellement en mixage. Il sortira en février 2012.
K : Les morceaux ont été enregistrés à peu près à la même époque que notre EP et sera forcément assez proche bien que différent dans les arrangements avec une touche de synthé.

E : Vos influences ?
V : On a écouté plein de musiques différentes à différents moments de notre vie. Quand on a créé Mensch on a essayé de mélanger tout ça sans suivre forcément de direction.
K : On met tout ce qui nous plaît dans nos compositions, il n’y a pas une influence particulière.

E : Vous écrivez comment ?
K : C’est souvent Vale qui écrit, elle est très prolifique. Elle arrive avec un Riff et ça devient une obsession, puis j’arrive avec ma basse et je la libère
V : On a fait aussi pas mal de trucs en impro.

E : Ce n’est pas trop restrictif de jouer à 2 avec une boîte à rythme ?
V : C’est sur que c'est différent de  jouer avec un batteur. Ce qui est restrictif c’est qu’on ne maîtrise pas forcément tout ce qu’on peut faire avec la machine. On apprend un peu au fil du temps et  il nous a fallu pas mal d’entraînement.
K : Je dirais que c’est plutôt le contraire de restrictif, je pense qu’une fois qu’on maîtrisera la machine comme il faut pour retranscrire ce qu’on a dans nos  têtes ça ouvrira beaucoup de possibilités.

E : Je suppose que vous avez beaucoup tourné sur Lyon ?
V : On tourne depuis le début de l’année 2010. On a fait pas mal de concerts depuis la genèse du groupe et on commence vraiment à maîtriser notre live.
 K : On a toujours cherché à jouer en dehors de Lyon. Il y a plusieurs scènes sur Lyon qui ne se fréquentent pas forcément c’est assez cloisonné même si au final tout le monde se connait.

* Mensh : Mot Allemand signifiant « L’Homme avec un grand « H »(ndlr).




jeudi 7 juillet 2011

Récit d’un festivalier aux Eurockéennes 2011

Premier jour
 
A peine arrivé sur les lieux que déjà le champ qui sert de parking ressemble au répertoire d’un abonné dans une publicité pour Bouygues télécom. A gauche, 2 étudiants à l’ICN, à droite un punk une bouteille à la main qui ne sait (déjà) plus trop où il est, devant moi un mec déguisé en lapin Rose et derrière 2 vieux. Au loin, on aperçoit la cime des stands où on vend le bout de pastèque 5 Euros et la bière aussi.

Dans le bus, les hurlements des passagers donnent le ton de la journée. On n’est pas là pour s’ennuyer et boire de la Vittel (Sauf pour éventuellement l’accompagner d’un Ricard). Cette année, la route difficile ne nous a pas permis d’arriver très tôt au festival. Soit, de toute façon avec l’expérience on s’est rendu compte que c’est souvent vers 19h00 que les choses sérieuses commencent, ça tombe bien on arrive sur le site à 20h47 et on assiste au final de « The Savi Fav ».

En voyant le chanteur quitter la scène déguisé en poulet, une veste en plume multicolore sur le dos, on regrette finalement de ne pas être arrivé plus tôt.

Un coup d’œil rapide sur la programmation et hop on file vers la loggia pour voir "And so I watch you from Afar". Malheureusement, on ne verra rien. Cette année, allez savoir pourquoi la scène a changé de sens et une fois remplie la loggia est quasiment impossible d’accès. On abandonne. Dommage. On essayera de ne pas se faire avoir pour « Wu Lyf ».

Retour à la plage pour « Battles ». Flottant sur l’eau, il faut bien reconnaitre que la scène est superbe. Le trio délivre un set électro rock expérimental propre et efficace et dans tous les cas on en attendait pas moins.

On quitte « Battles » un peu avant la fin du set. On enjambe quelques festivaliers, on rigole avec un mec qu’on ne reverra jamais, l’ambiance est plutôt bon enfant (même si je ne laisserais pas traîner les miens). On arrive à la Loggia pour « Wu Lyf ». Cette fois ci on a pu entrer, ouf.
On reconnait Luz et sa compagne. On parle de ses projets, on rigole, il m’offre un dessin, je suis ravi et on se quitte.

Quand les 4 membres très attendus de « Wu Lyf » entrent sur scène je suis assez étonné. Look de prolos mancuniens, petite expérience sur scène, très vite on sent que le concert a du mal à prendre. Quelques signes d’ennui sur le visage du bassiste entre chaque morceau, c’est la même chose pour nous on se tire un peu déçu dès la 4ème chanson.

Au fond « Shut up and let me go » des "Ting Tings" résonne. On les avait vu l’année dernière, on snobe.
On jette un coup d’œil à une énergique Beth Ditto qui entre une reprise de Lady Gaga et une autre de Madonna, reprend Rihanna.

A peine de retour sur la plage que déjà les premières mesures de « Love underlined » envoûte la foule. Metronomy, une lumière ronde collée sur le torse, affiche 4 visages heureux, ça tombe bien nous aussi. Entre les tubes « The Look » et « She Wants », il me semble (de mémoire) que la totalité de l’album « The English Riviera » y passe. Le quatuor anglo saxon nous fera même la joie d’associer quelques hits issus de « Nights out ». (Radio Ladio, a thing for me et Heartbreaker pour finir) Merci Jo, c’était superbe.

Heureux, on file voir "Carte blanche". D’entrée, les grosses sorties du duo et les nouveautés s’enchaînent (Gare du Nord, With you ….). Explosif, puissant et sexy (avec deux sublimes danseuses en roller) encore une fois c’est à la loggia que ça ce passe et faute de place et d’oxygène on préfère partir. Dommage, mais la fatigue commence à se faire sentir.

On enjambe quelques corps inertes et on décide de terminer par "The shoes" d’où se dégage une énergie certaine, les percussions hyper présentes dans le live du duo aidant. Idéal pour terminer la journée.

On quitte la presqu’île vers 2h00 du mat, la queue pour accéder au bus est tellement grande qu’on préfère retourner au parking via la voie ferrée manquant de se péter les ligaments croisés à chaque pas.

Deuxième jour

On gare la voiture rangée « O » et on se dit que c’est mieux qu’hier (On était garé rangée Q). Seulement avec déjà un jour de festoch dans les pattes et une petite nuit de sommeil j’ai l’impression qu’on a rajouté des nouvelles lettres à l’alphabet.

Avant d’arriver au bus un grand black veut me racheter mes places et cinq mètres plus loin un autre veut m’en vendre… Bizarre, j’ai l’impression que ces deux-là ne se voit pas pour faire affaire ensemble…J’en déduirais qu’ils sont Ivoiriens.

Dans le bus, c’est comme hier mise à part que les cris ont plus de basses. Je jette un coup d’œil rapide et repère pas mal de monde avec des T-shirt "Motorhead". Le festival est complet ce jour, on sait maintenant pourquoi.

On arrive pour Kyuss Live. En retrait dans la foule j’aperçois "Josh Homme" se dirigeant vers la scène. Ce que tout le monde attend va se produire c’est certain, le leader des « Queen of the stone age » passera saluer ses anciens comparses. Le set est rock et très propre, les fans de stoner sont dans la place ça bouge pas mal au centre de la foule.


Même si on l’a lu dans tous les sens, on consulte pour la 100 ème fois le programme. Un rapide coup d’œil à "Gaëtan Roussel" qui je dois bien le dire m’a assez bluffé avec un show plutôt bien fait et une sympathique reprise des "Talking heads" et on s’approche doucement de la "Green Room".

La "Green Room" c’est la nouvelle scène qu’on trouve dans tous les festivals sponsorisés par "Heineken". J’ouvre une "33 Export" et je profite d’un peu de soul avec "Raphael Saadiq". Les sons clairs et groovant du band me font le plus grand bien, je reste quasiment jusqu’à la fin.

20h45, arrivée de "Motorhead" sur scène. La voix enrouée et 2 verrues sur la joue, Lemmy et ses potes cartonnent d’entrée avec ce son qui leur est propre. Le charismatique leader 51% Motherfucker à une petite mine mais ça ne l’empêche pas de jouer de la basse comme un "Gipsy King" le médiator en plus. A l’ancienne, on a le droit à un solo de batterie (un brun longuet) qui plaît aux fans de la première heure. Certains titres font mouche et notamment les plus "oldies but goodies" « Ace of spade » en tête. Certains diront qu’ils ont pris un coup de vieux mais bon même si il est vrai qu’ils ne sont plus de la première fraîcheur il faut bien reconnaître que "Motorhead" c’est plutôt des chansons d’homme.
Personnellement, j’ai vraiment apprécié le show. D’un autre coté c’est aussi la première fois que j’assiste à un de leurs concerts.


Avec "House of pain", le problème c’est qu’hormis le hit « Jump Around », peu de personnes connaissent autres choses. On parlait de "Beth Ditto" la veille qui avait enchainée reprise sur reprise et bien "House of Pain" c’est un peu pareil. Dr DRE, Cypress hill, un hommage à Tupac, biggie, Guru (D’ailleurs je ne savais même pas qu’il était mort) et (hip) hop très vite on s’ennuie. Heureusement pour passer le temps je retrouve un ami qui m’annonce que le live de "Birdy Nam Nam" devrait être superbe. Tout à coup « Jump Around » arrive pour clore le spectacle, j’ai presque envie de dire « ouf ».

En fait je n’ai pas le temps de dire « ouf » car « Queen of the stone age » ébranle la scène « A », on court !

La nuit finie de se coucher doucement et un ami m’envoie le seul SMS que j’aurai reçu du week end tant le réseau téléphonique des Eurocks était Zéro : “ On est à Medi – Plage – à Gauche”.

« Medi ?? Merde me dis- je… ». J’enjambe quelques personnes ivres et pars les sauver. Je les trouve (juste là où il m’avait indiqué par SMS) et le convaint (assez facilement je dois bien l’avouer) de quitter la plage. Désolé, mais après Lemmy me taper le Lenny Kravitz français, non merci. En revanche, pas mal de filles ont l’air d’apprécier.

On assiste à la fin du show de QOTSA, visuellement et musicalement parfait.

Les oreilles sifflantes, on se dit qu’on irait bien voir "Padwriterz" mais encore une fois c’est à la loggia et vu le nombre de personnes à enjamber ça paraît mission impossible. Les premiers « Beat » de Boys Noise se font entendre dans une "Green Room" bondée. On décide de lever le camp sans regret, voilà bien le genre d’artistes qu’on aura sûrement l’occasion de voir prochainement.

Cette fois -ci on décide de prendre le bus pour rejoindre notre voiture. On laisse nos amis partir au camping, on les plaint il fait un froid de canard. Ce soir-là, le champ qui sert de parking à des allures de Paris Dakar, pour nous c’était la dernière étape, on quitte le Malsaucy heureux tout en sachant qu’on y reviendra l’année prochaine.

On a aimé : L'ambiance, le son, la gentillesse des bénévoles, les groupes.
On a pas aimé : Le réseau téléphonique de M..., L'accès à la Loggia.

 Crédit photos GCTMT - Txt by Olive

samedi 18 juin 2011

Eurockéennes de Belfort

Cette année encore, Electrophone sera présent au plus grand festival musical du Grand Est.

Avant de vous servir un émission spéciale dans les semaines à venir, retour sur les Eurock de l'année dernière avec quelques photos...