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mardi 25 juin 2013

Jardin du Michel 2013 : Live report.



Du 31 mai au 02 juin, à Bulligny, petit village de 500 âmes au cœur de la Lorraine se déroulait le neuvième festival du Jardin du Michel. Neuvième années déjà pour celui qu'ici tout le monde appelle le JDM et pourtant première participation pour Electrophone.

Un an plus tôt nous avions raté la venue de Cypress Hill, il était clair que nous ne passerions pas à coté de cette nouvelle édition. En plus, il faut bien avouer que pour cette année, le Michel et toute son équipe avaient une fois encore mis les petits plats dans les grands avec un line up des plus intéressants mélangeant hip hop, electro, chanson française, delta blues, math rock... bref, du pur éclectisme et qui plus est de grande qualité.

A défaut d'avoir pu participer aux 3 journées, nous avons décidé d'en être le samedi (IAM, Vitalic, Capture) et le dimanche (Hoboken Division, Jesus Christ Fashion Barbe, Archive).

Samedi 01 Juin :

Nous arrivons sur les lieux vers 19h00. Après un vendredi pluvieux le soleil semble enfin s'être décidé de s'inviter à la fête pour le plus grand plaisir des 7000 festivaliers présents sur le site.

On fonce sur la petite scène pour assister au concert de Capture. C'est dingue mais plus je vois le quatuor Nancéien jouer et plus j'en prend plein la face. La prestation est nickel, Alex et sa bande s’éclatent poussant le vice à jouer une reprise  de Corona (The rythm of the night). Ils finiront avec le désormais classique mais non moins efficace 'We rise we sink'.
Chapeau bas !

 
Le concert terminé, on déambule dans les travers du festival, l'ambiance est bon enfant. On croise rockers tatoués, étudiant au déguisement phallique et hypster aux bottes de chasse. On boit quelques bières. Dans le fond résonne le reggae efficace de Groundation,  on s'installe pour Juveniles où la dernière sensation venue de Rennes.

Le show est bien foutu pour un groupe propulsé sur le devant de la scène electro pop par toute la presse branchée en moins de temps qu'il en faut pour le dire. Juveniles a quelques chose qui leur est propre, un son, une ambiance, un charisme certain. Et même si ce n'est pas l'extase sur scène au final ça reste une agréable prestation sérieuse et propre.



Il est à peu prêt 22h00 et la grande scène est blindée pour ce qui est un des gros moments du festival. Toujours en activité, les papys du hip hop, IAM, entrent sur scène. Hystérie dés les premiers scratchs, le groupe balance du pure son. Pour tout vous avouer, j'avais un peu laisser IAM de côté depuis une bonne paire d'années, mais force est de constater que les marseillais en ont encore sous leurs baskets. On a droit à une grosse partie issue de "l'école du micro d'argent"  et d'"Arts Martiens", les classiques tels que "Bad Boy de Marseille", "Petit frère", "la Saga" font mouche, mention spéciale à "Je danse le Mia"  tombant à point nommé pour retourner le public dans une ambiance discothèque 80's géante. Concours de danse improvisé obligatoire !

Les marseillais finiront  avec "Demain c'est loin"  50% à cappella, 50% musicale.
Énorme ! (putaing con) 



La nuit est désormais tombée on file jeter un coup d’œil rapide à Carbon Airways. Ça envoie du bois, mon jean slim tremble sur mes cuisses au son des beat tonitruants balancés par le duo. Un peu trop répétitif selon moi mais le groupe est très jeune on leur passera cette débauche d'énergie. Les défauts d'aujourd'hui seront les qualités de demain.



Minuit passé, ça tabasse dur sur la grande scène. Vitalic et son spectacle tout en lumière renverse le JDM. Le dijonnais possède la clef pour vous faire bouger "la rock 01", "My friend Dario", "Next i'm ready" tout y est ! "Rave age" assuré, contrat rempli !



Dimanche 02 Juin : 

Retour à Bulligny, il doit être à peu de chose prêt 16h00. Les valises sous les yeux des 4000 campeurs semblent encore plus lourdes à porter que la veille, mais l'ambiance n'a pas changé et le soleil est au rendez vous ! Certains dorment encore, d'autres se réveillent seulement.



On file jeter un coup d'oeil à Mutiny on the bounty. C'est pas vraiment ma came mais il faut bien admettre que le quatuor a de la technique.

Notre premier concert de la journée sera celui d'Hoboken Division. Ok, il n'est jamais facile de parler objectivement d'un groupe quand ces derniers étaient le week end d'avant dans Électrophone mais peu importe. Si on a décidé de vous parler du duo c'est avant tout car leur musique est bonne et que leur live est à la hauteur !
Sur scène , il y a une complicité certaine entre les deux musiciens.Toujours égaux à eux même, les guitares bluesy de Mathieu mêlées au chant suave et brut de Marie impressionnent.
La prestation va crescendo,  Sugardaddy en clôture, Bravo !



Le concert terminé on déambule dans le champ détrempé. Il fait chaud, on s'hydrate et on papote avec un mec déguisé en plot d'avertissement routier (!?!). On passe au merchandising, un tour aux toilettes sèches et le concert Lo-folk'n'roll de Jesus Christ Fashion barbe commence. Leur live est efficace, les chansons addictives, quelques nouveautés, un bon moment. 


La fatigue de deux jours de festival commence à se faire sentir mais on s'est fixé de rester jusqu’à Archive.

On regarde la musique déstructuré de Superpoze. Le jeune homme est doué et plein d’énergie. Intéressant dans l'ensemble mais peut être un poil trop le nez sur ses machines ce qui ne lui permet pas un réel échange avec le public.



Superpoze terminé, mes jambes sont lourdes et ma colonne vertébrale est raide comme un manche à balai. Je n'ai malheureusement plus 20 ans et surtout je travaille le lendemain. On décide  de quitter les lieux durant le concert d'Archive. Malheureusement on n'en a pas assez vu pour vous en parler mais on devrait recroiser la route des Londoniens prochainement.

Sur le chemin du retour tout le monde a la banane en se disant vivement l'année prochaine.
Longue vie au JDM

O.
(Crédits Photos Electrophone/Ground Major Tom)
Quelques photos supplémentaires ?


jeudi 27 septembre 2012

Zikametz: Live Report

 
Vendredi 22 Octobre, il pleut. Je passe prendre Damien. Dans l'auto radio le dernier album des Naives New Beaters tourne et on trouve que le titre "Fourteen" ressemble à du Metronomy. Damien m'informe que le concert de Capture a été avancé d'une heure à cause de la pluie. Metz est en plein travaux et le GPS nous fait tourner en rond. On prend quelques sens interdits, on se gare et on arrive enfin sur les lieux.

Dans la file d'attente je croise Hélène. Un grand sourire se dessine sur son visage, on parle du festival, de l'émission de radio qu'on a fait ensemble et du temps. Elle m'apprend que je n'aurai pas de passe photo car elle n'en a pas fait assez. Dommage !!

A l’intérieur des trinitaires, il y a pas mal de monde. On croise Alain, le Daskuma crew, Nicolas, Philippe et Delphine, Sébastien. Damien me présente Jérôme qui écrit pour Froggy's delight. Un type charmant. On boit quelques verres ensemble en se baladant dans le cloitre. On s'arrête prés du stand "ChezKito Kat",  Samuel, qui a des airs de Joseph Mount, nous fait part des prochaines sorties du label qu'il nous fera parvenir prochainement.

Dehors la pluie s'intensifie mais si on veut être bien placé pour shooter Breton on a pas le choix. Une demoiselle m'abrite sous son parapluie. On parle de Brassens, son père est fan. Un petit coin de parapluie pour un coin de paradis.
Les portes s'ouvrent enfin et je me retrouve juste devant la scène. Idéalement placé pour prendre des photos avec un appareil dont je ne sais finalement pas trop me servir. Le concert commence, la salle est blindée et le quintet montre une certaine joie à jouer à Metz, Roman Rappack en tête. 


Scéniquement ça ressemble à un mélange de Foals et de Klaxons. Musicalement c'est proche de l'album avec quelques envolées noise pas dégueu et au final le live sonne plutôt pas mal pour des mecs qui étaient encore à Londres 2h avant de  jouer. Fin du concert, le public est conquis, en redemande et chantonnent "Ils ont des chapeaux ronds vive les Bretons".

On retourne prendre un verre et on trie nos photos. Sur la cinquantaine prises j'en garderai à peine trois et je piquerai celle de Damien pour embellir mon live report.

 La pluie a cessé. En fond sonore, Bus Driver qui sévit à son tour. On discute avec Nicolas qui nous invite à découvrir un nouveau groupe régional répondant au nom de "Le grand blanc". Je reconnais Alain grâce à son blouson qui me vente les mérites de Benny Sing, une sorte de "Whitest boy alive" hollandais qui selon lui vaut le coup d’œil. On comprend que le concert de Bus driver est terminé quand on voit le monde dans la cour. On décide de quitter les lieux. Je ramène Damien, les NNB tournent toujours dans l'autoradio. "Fourteen" ressemble vraiment à Metronomy. Il est 2h00.

Olivier / Crédit photo Damien et moi (Devinez laquelle..)

dimanche 8 juillet 2012

Eurockéennes 2012 : Live Report




Les années se suivent, se ressemblent et c’est bien comme ça ! Véritable rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de musiques du grand Est de la France (Mais aussi des autres), cette année encore Electrophone était présent au festival des Eurockéennes de Belfort. 

Et bien que la programmation des 3 journées était une fois encore plus qu’alléchante, contrairement aux années précédentes j’avais décidé de me cantonner à une seule journée, en l’occurrence celle du Samedi.
Le line up proposé ce 30 Juin était plus qu’intéressant avec notamment  la présence de Django Django qui signait en début d’année un premier album très enthousiasmant. Une plage mise en musique par Pedro Winter et son crew, les suédois Miike Snow, Electric Guest et puis cerise sur le gâteau The Cure pour clôturer une journée qui, la chaleur aidant, s’annonçait plus que bouillante.

 
Arrivé sur les lieux, on retrouve d’entrée cette ambiance si particulière des festivals de musique. Cosmopolite, coloré et bon enfant le tout sous un soleil de plomb ce qui arrange nos affaires.
On prend vite possession des lieux et déjà les dernières mesures du show de Salie Ford se font entendre. On rentre vraiment dans le festival avec François and the Atlas Mountain. Les interprètes  « Des plus beaux » sont sur scène et livrent une prestation live propre, à l’image de ce qu’ils savent faire en studio. Le show est généreux, le groupe s’accordant ici et là quelques petits pas de danse.



A peine terminé, on distingue au loin les premières notes de "Waveform". On court pour assister au live de Django Django,  la scène est blindée. Par hasard, je tombe sur deux amis qui, application météo à l’appui, m’indiquent que sur Belfort la météo devrait se montrer plutôt capricieuse dans les heures à venir. Pour le moment je m’en fous un peu. Le Bedroom band anglais livre une électro pop addictive et dansante. La scène se transforme en véritable « Party ». Le contrat est rempli haut la main, un joli moment.

Entre temps les nuages qui remplissent le ciel sont devenus cotonneux. Ambiance ouatée, idéale pour apprécier le show d’Electric Guest. Malheureusement la prestation live de la bande à Asa Taccone n’est pas à la hauteur de mes espérances. Ça se dandine pas mal mais ça ne prend pas. Un peu à l’image de l’album que je trouve inconstant sur la longueur. Je pars avant la fin, je reviendrai pour Kavinski.

Entre temps j’assiste au live de Three oh sees sur les conseils d’amis rockers. Le groupe que je découvre est effectivement plutôt rock, plutôt énergique et plutôt puissant ! Ca déboite, ça me plait.


Malheureusement le ciel s’assombrit vraiment et les écrans géants ne cessent de diffuser façon bandeau "breaking news" de la chaine CNN que le ciel devrait nous dégringoler sur la tête incessamment sous bientôt !

D’ailleurs, aussitôt dit, aussitôt fait. C’est parti pour 30 minutes de pluie intense. Le site du Malsaucy où l’herbe rase faisait penser en début d’après-midi au central de Windbledon se transforme le temps d’une averse orageuse en stade de rugby amateur après le passage du XV de France.

Heureusement, ça ce calme. On file voir Miike Snow. Le groupe suédois particulièrement apprécié par Electrophone joue sur la green Room. Vu l’abondance devant la scène, il est clair que je ne suis pas le seul à aimer leur musique. Le concert commence, le temps s’est refroidi et les écrans géants continuent à nous informer que l’accalmie sera de courte durée. Stéthoscope blanc à fond les bananes, Lapin blanc sur les amplis, 3 chansons à peine et… crack, nouveaux éclairs, nouvelle averse. On s’abrite comme on peut et le concert s’arrête… pour finalement être annulé. Dommage, vraiment dommage mais vu les rafales de vent on comprend l’organisation.
On apprend par la même occasion que les concerts sur la plage (SebastiAn, Busy P…) sont également annulés…vraiment, vraiment dommage !
L’averse redouble d’intensité pour finalement se calmer au bout d’une bonne demi-heure. L’alerte météo est levée et à vrai dire on ne sait plus trop où on en est. Il est 22h00, avec le retard difficile de savoir qu’elle groupe va jouer alors  déjà certains festivaliers trempés des pieds à la tête quitte le site (vu leur état on les comprend). 

En tout cas une chose se confirme,  The Cure assurera son live, ouf c’est déjà ça. La grande scène est plus que blindé, Robert Smith entre sous les acclamations, le concert commence et s’arrêtera 2h30 plus tard, le groupe livrant par la même occasion le plus long live de l’histoire du festival.  Le show est nickel, Robert Smith bien que plutôt enveloppé tient toujours la scène, les anciens titres font mouches. On terminera sur « Close to me » et « Boys don’t cry », on en demandait pas plus même si on l’espérait secrètement.

A peine terminé qu’en face les Messins de Marie Madeleine enchainent. Énervé par l’obligation de réduire leur show à cause du débordement d’horaire des Cure, Jarco Weiss le chanteur du groupe entre sur scène en criant « J’#% ?# Robert Smith et les Cure». Ça lui vaudra deux verres de bières sur son pantalon rouge. Passé ce fait divers, le groupe assure les  30 minutes de live qui leurs sont impartis. Les Messins sont dans la place,  inutile d’en douter! 


2h00 du mat, je décide de lever le camp juste avant Justice ! C’est un peu con vous allez me dire et ce n’est pas faux ! Mais bon la journée fut longue et fatigante et  on n’est pas encore sorti ! 

Les pieds humides et le futal taché de boue on devine le refrain d’ « Audio Video Disco » en patientant pour prendre la navette. Une pensée spéciale pour cette fille devant nous qui couverte de boue de la tête au pied s’est vu refuser l’entrée dans la navette après 45 minutes d’attente et avant 3 bornes de marche.

Ce 30 juin, la programmation des Eurocks devait être tellement intéressante que même la pluie s’est invitée, mais au final le principal a été assuré et ça c’est beau ! 

O. pour Radio Fajet
Crédit photos : GCTMT




samedi 19 novembre 2011

Musiques Volantes : Live report de la soirée de clôture.

Samedi 12 Novembre : Les Trinitaires - Metz  

Sobrement illuminé de néons colorés, l'ancien couvent des Trinitaires a décidé ce soir encore de rompre son vœu de silence pour laisser place aux hurlements et autres bidouillages sonores des groupes aussi  divers que variés tels The Chap, Marie Madeleine, Afrikan Boy ou encore Hoquets. 

Avec Damien on arrive tard à la soirée et malheureusement on rate de peu la prestation d' Hocquets qui, parait- il, valait son pesant de moules frites.

On prend un verre et on se pointe juste à temps pour assister au live d'Etienne Jaumet. Accompagné du guitariste Richard Pinhas, précurseur en matière de musiques électroniques et leader d'Heldon, le live est assez expérimental.


Posées sur de puissants beats, les envolées  de guitares criardes mélangées  aux hurlements de saxo et autres montées synthétiques tiennent le public en attention le tout avec une maîtrise parfaite. Le show est intéressant mais au final un brin trop pointu à mon goût.

Fin du concert, on file jeter un coup d’œil intéressé à Olushola Ajose AKA Afrikan Boy. Le cloître est plein à craquer et la prestation du jeune Nigerian est bonne. Le public a chaud, Afrikan Boy se retrouve torse nu, ça grime dans tous les sens.

On remonte se promener doucement dans les couloirs sans fin des Trinitaires. A gauche, l’accès à l'installation Cliquetis est complète, à droite  la soirée Mini Silent Disco refoule du monde...tant pis on regardera les danseurs casqués danser via l'écran géant placé pour l'occasion.

On traverse la cour pour la 5ème fois en moins d'une heure pour aller voir The Chap.


Les anglais donnent dans une pop efficace et sympa à l'image de leur production. Le live est frais, le groupe prend du plaisir et le partage sans compter avec un public acquis à leur cause. Cependant, on regrettera l'arrêt brutal du show avec (apparemment) une incompréhension totale de la part du groupe (semble t-il à la demande de l'organisation.)

On retraverse la cour pour retourner au cloître assister au DJ Set d'un Uproot Andy un peu mou. La sauce a du mal à prendre, la piste est quasi déserte.

La soirée se termine avec Juan Mac Lean qui transforme à coup de vinyles  le cloître en véritable dancefloor.

Après 10 jours tambour battant à rythmer la vie nocturne messine, la 16ème édition du Festival des Musiques Volantes s’éteint petit à petit sous les assauts de grosses caisses et de clappements de mains. Il est 2h30 du mat, on lève le camp, rendez-vous l'année prochaine.

Plus de photos de Damien là

O.